Thème d’enquête 7. Action climatique et décolonisation : perspectives autochtones

Photo by: Hert Niks

Ce thème d’enquête jette un regard approfondi sur le rôle de leadership que jouent les peuples autochtones dans l’action climatique, sur la façon dont le changement climatique exacerbe les inégalités socio-économiques et les répercussions de ce dernier sur certaines pratiques culturelles. Les ressources, questions-guides et activités décrites dans les présentes ont pour but d’encourager une réflexion sur le lien inhérent entre la justice climatique et les processus de décolonisation et de vérité et réconciliation. Nous invitons les élèves à examiner les nombreuses ressources qui existent sur la diversité au Canada et déployer des efforts pour préserver les modes de vie autochtones dans l’avenir.

Le changement climatique rapide et profond place les terres et territoires de nombreuses communautés autochtones (métis, Inuits et Premières nations) aux premières lignes des efforts d’atténuation et d’adaptation. Selon Terry Teegee, chef régional de l’assemblée des Premières nations de la C.-B., les communautés autochtones sont souvent les premières à subir les répercussions du changement climatique. Ces communautés dépendent grandement de l’environnement et de ses ressources et ont des liens étroits avec ces derniers. Les menaces du changement climatique sur les modes de vie autochtones sont complexes et étendues. Les expériences spécifiques varient selon l’emplacement de ces communautés. L’une des répercussions générales du changement climatique sur les communautés autochtones du Canada réside dans le risque de blessures physiques liées aux activités traditionnelles, dont la chasse et la pêche. Malgré leur vaste expérience, de nombreux chasseurs sont forcés de modifier leurs stratégies et de prendre en considération le nombre réduit d’installations de sauvetage (Atlas des peuples autochtones de Canadian Geographic). Par conséquent, de nombreuses personnes subissent un amenuisement de leur sécurité alimentaire en raison de la modification des mouvements migratoires des animaux et des répercussions des voies de déplacement des humains sur l’accès à la nourriture traditionnelle. Non seulement la souveraineté des peuples autochtones pourrait être menacée,  mais ceux-ci pourraient aussi perdre leurs lieux de résidence et les endroits qui revêtent une importance culturelle pour eux en raison de la hausse des niveaux de mer, des inondations, de l’érosion côtière et de la fonte du pergélisol.

Pourquoi le changement climatique touche-t-elle les communautés autochtones de façon disproportionnée? 

Les communautés autochtones des régions nordiques ont, par le passé, démontré une capacité exceptionnelle à s’adapter à des circonstances variées et changeantes. Toutefois, l’intensification des répercussions du changement climatique complique de plus en plus les choses pour eux. Au moment d’étudier le changement climatique et ses répercussions sur les citoyens du Canada, il est essentiel de reconnaître les inégalités sociales et culturelles qui existent au chapitre de la contribution, de l’atténuation et de l’adaptation. Par exemple, selon le gouvernement de Nunavut, malgré la faible contribution des citoyens du territoire aux émissions de gaz à effets de serre nationales, ceux-ci se ressentent fortement des excès réalisés à ce chapitre mondialement.

Impacts et la voie à suivre dans l’Arctique – peuples inuits 

Selon le  GIEC (2019), les changements observés dans la cryosphère dans l’Arctique canadien ont touché la santé humaine de nombreuses façons importantes. On a notamment constaté une hausse radicale des maladies d’origine alimentaire et hydrique, de la malnutrition, des blessures et des troubles mentaux graves, surtout chez les peuples autochtones. De plus, ces derniers et les autres résidents de l’Arctique ont dû modifier le moment de réaliser diverses activités en réponse aux changements saisonniers et aux dangers de se déplacer sur la glace, les terres et la neige. Certaines communautés côtières prévoient déménager en raison de problèmes liés aux inondations et à la fonte du pergélisol. Selon le GIEC, « les fonds, les compétences, la capacité et le soutien institutionnel nécessaires pour participer au processus d’adaptation sont limités et, par conséquent, compliquent l’adaptation ». Les peuples inuits occupent et utilisent les terres, les zones glacées et les voies d’eau des régions arctiques et subarctiques depuis des millénaires, en ayant documenté leur utilisation et leur dépendance depuis de nombreuses générations. C’est essentiel de reconnaître le rôle essentiel que les peuples inuits doivent jouer dans l’élaboration de stratégies d’adaptation et d’atténuation pour aborder les nombreux défis complexes qui définissent le Nord canadien.

Délaisser les stéréotypes autochtones (‘témoins passifs’ dans les médias)  

Les Premières nations sont depuis longtemps des leaders dans la lutte contre le changement climatique. Les leaders inuits ont présenté des avertissements au sujet de ces impacts potentiels sur la scène internationale en 1992, dans le cadre du Sommet de la Terre. De nombreux groupes œuvrant en vue de la réconciliation au Canada reconnaissent le leadership des cultures autochtones en matière de développement durable, qui représente l’un des principes de base de leur relation avec l’environnement (Dialogues sur le développement durable). 

 

En raison du contexte unique des droits et impacts autochtones (gouvernance, économie, infrastructure et activités), bon nombre des solutions que les décisionnaires ont mises de l’avant ne reconnaissent pas que les communautés autochtones ont déjà adopté d’importantes stratégies d’atténuation du changement climatique, lesquelles sont profondément ancrées dans leurs coutumes et pratiques traditionnelles (ICA, 2019). À de nombreux égards, les connaissances et les pratiques autochtones peuvent représenter des ressources d’apprentissage incroyables sur l’adaptation au changement climatique. C’est important de faire preuve d’une pensée critique au moment d’évaluer les sources d’information sur les droits autochtones. Trop souvent, une version biaisée des faits est présentée et disséminée à grande échelle dans les médias, ce qui a pour effet de stéréotyper les militants et protestataires autochtones, de mal interpréter leurs actions et en présenter un portrait radical et négatif  au grand public. 

Selon le Indigenous Climate Action Report de 2018, les incidences de perspectives ancrées dans la culture sont considérables : les politiques « environnementales » d’envergure naturelles posent souvent des questions relativement restreintes sur les façons de réduire les émissions et d’atténuer ou freiner les dommages, alors que les militants autochtones pour la protection de l’eau, par exemple, nous demandent : « Comment pouvons-nous devenir plus spirituels et adopter un mode de plus mieux intégré nous permettant de nager, de manger et de boire dans des lacs et des rivières non-contaminés? » Nous pouvons tirer de nombreuses leçons de la vie harmonieuse et durable que les peuples autochtones maintiennent avec la terre depuis des millénaires. Les perspectives autochtones devraient représenter une voix fondamentale pour les décisionnaires et les citoyens du Canada sur l’adaptation au changement climatique et sur le développement de communautés durables dans l’avenir.

Pour susciter l’intérêt des élèves et les inciter à réfléchir, choisissez l’une ou plusieurs des idées de provocation suivantes. 

  • Autumn Peltier, défenseure de l’eau (en anglais) [Global News]: 2 min 29 sec 
    • Autumn Peltier, défenseure de l’eau, parle de son initiative, qui vise à sensibiliser le public au caractère sacré et à l’importance de l’eau potable.
  • There’s Something in the Water réalisé par Ellen Page et Ian Daniel.
    • Ce documentaire réalisé en 2019 se penche sur le racisme environnemental et sur les répercussions des dommages environnementaux sur les Premières nations de la Nouvelle-Écosse. Il examine aussi le rôle des femmes autochtones dans la protection de l’eau et la lutte pour préserver ce droit fondamental.
  • Eriel Deranger – action climatique autochtone : Des solutions communautaires ancrées dans la décolonisation (en anglais) [Atlas climatique du Canada]: 3 min 42 sec
      • Pour susciter l’intérêt des élèves et les inciter à réfléchir, choisissez l’une ou plusieurs des idées de provocation suivantes.

    Autumn Peltier, défenseure de l’eau (en anglais) [Global News]: 2 min 29 sec

  • Melina Laboucan-Massimo –Sources d’énergies renouvelables au cœur des sables bitumineux  [Atlas climatique du Canada]: 4 min 36 sec
    • Établie dans le nord de l’Alberta, la nation crie du lac Lubicon est un leader dans la transition à des sources énergie à faible carbone. En réponse aux changements radicaux du paysage, Melina Laboucan-Massimo, membre de cette communauté, a pris en charge la construction d’un système énergétique de 20KW, qu’elle qualifie de « lueur d’espoir de ce qui est possible dans nos communautés ».
  • Adaptation à l’élévation du niveau de la mer : Indian Island, NB [Atlas climatique du Canada] : 7 min 58 sec
    • Ken Barlow, chef de la Première nation d’Indian Island, s’est fié aux données scientifiques et à ses connaissances traditionnelles pour prédire que sa bande sera sous l’eau d’ici 2100. Ses membres déploient donc des efforts pour se préparer et pour protéger leur domicile contre cette conséquence inévitable.
  • Ramener le bison : Lethbridge, Alberta [Atlas climatique du Canada] : 3 min 36 sec
      • Dr Leroy Little Bear, de la Première nation Kainai, parle des changements environmentaux qu’il a constatés au fil des ands et des raisons pour lesquelles la reconstitution des peuples de bisons en Alberta est essentielle au rétablissement de l’équilibre ecologique.
  • Le projet Meechim : Première nation de Garden Hill [Atlas climatique du Canada]: 10 min 59 sec
    • Cette vidéo porte sur la Première nation de Garden Hill, endroit seulement accessible par avion ou par chemins de glace, et sur ses efforts pour bâtir une ferme autosuffisante qui lui permettra d’atteindre la souveraineté alimentaire.
  • Le changement climatique à Great Bear Lake (en anglais) : [produit pour le Déline Renewable Resources Council en collaboration avec les aînés de Déline, TNO] 14 min 47  sec
    • Cette vidéo se penche sur les répercussions écologiques du changement climatique sur Great Bear Lake à travers les récits des aînés et leurs connaissances écologiques traditionnelles.
  • Change at the Top of the World (en anglais) [Explore Films] : 24 min 05 sec (Cliquez sur l’icône de recherche au haut de la page du site, tapez le titre puis sélectionnez ‘Films’ sous ‘Content Type’)
    • Cette vidéo merveilleusement filmée et produite décrit les changements que cause déjà le changement climatique dans Nord canadien et au Groenland. Les populations locales décrivent les changements qu’elles décèlent dans les écosystèmes, les répercussions sur la culture et les modes de vie, et les défis engendrés par la fonte du pergélisol. Les capitaines de navires décrivent les changements des voies de navigation et des fjords. Les scientifiques décrivent les changements touchant l’albédo et le pergélisol, ainsi que l’accroissement de pollution provenant de l’extérieur de l’Arctique (phénomène appelé « effet sauterelle »).

Questions de pensée critique  – crées par by Global Encounters et adaptées de Parlons sciences – Perspectives autochtones du changement climatique 

  1. Quelles sont certaines des mesures que vous pouvez prendre pour décarboniser et décoloniser? Qu’entend-on par « décolonisation »?
  2. Les gouvernements ou d’autres groupes prennent-ils des mesures qui créent un impact plus profond pour les peuples autochtones? (ex : le colonialisme moderne, soit la politique ou la pratique d’acquérir le contrôle politique total ou partiel sur un autre pays en l’occupant en compagnie de ses colons et exploitant son économie)?
  3. Comparez et contrastez l’impact du changement climatique sur votre région et sur les groupes autochtones qui l’occupent avec son impact sur les groupes autochtones internationaux. Par exemple, un élève de la C.-B. pourrait parler des répercussions du réchauffement de la planète sur la diminution de la quantité de saumon disponible pour la pêche.
  4. Repérez des façons dont les médias représentent les droits autochtones. Trouvez des exemples récents. Cette représentation ou description est-elle fidèle à la réalité? 
  5. Comment pouvez-vous devenir un héros du climat? Présentez les grandes lignes du plan d’action que vous mettriez en œuvre à cette fin. Pour créer ce plan, réfléchissez aux questions suivantes :
    • Que puis-je faire pour réduire mon empreinte carbone? 
    • Quels sont les effets du changement climatique sur le monde d’aujourd’hui?
    • Pourquoi est-ce important de préserver les territoires des Premières nations, les zones touchées par les traités, et les terres de la Couronne provinciales et fédérales? 
    • Comment pouvons-nous aider les peuples autochtones à préserver leurs territoires? 

Vous pouvez prendre connaissance des ressources complexes applicables à ces questions ici ou consultez les Outils pédagogiques. 

Remarque : Ces questions pourraient aussi représenter un point de départ riche en possibilités de dialogues dans la salle de classe pour aider les élèves à poursuivre et consolider leur apprentissage, que ce soit en leur attribuant des postes différents pour les inciter à élargir leur pensée ou permettant à leurs propres réponses d’orienter le dialogue.

Utilisez une ou plusieurs des suggestions suivante pour aider les élèves à accroître leurs connaissances sur les perspectives autochtones du changement climatique.

  • Conviez des gardiens du savoir traditionnel à votre classe en tant qu’enseignant invité ou de personne-ressource. Repérez ces personnes parmi les Premières nations locales, des organisations autochtones ou des sources gouvernementales. 
  • Prévoyez une excursion pour encourager les élèves à se familiariser avec les traditions autochtones et les valeurs culturelles, les inciter à explorer des expériences comparables ou diverses du changement climatique et vous assurer que les élèves fassent preuve d’une sensibilité culturelle et de respect. 
  • Les élèves devraient avoir accès à des ressources autochtones de qualité (livres, sites Web, histoires orales et activités en classe). 
    • Reportez-vous aux exemples qui se trouvent à la page « Ressources additionnelles » du présent thème d’enquête
    • Faites une recherche sur R4R.ca en fonction du : sujet, du niveau scolaire et du thème, soit « connaissances autochtones » 

Le Deepening Knowledge Project représente un autre excellent point de départ pour l’accès à des ressources de qualité sur les peuples autochtones

Pour déterminer où les élèves se situent dans le processus d’apprentissage, créez un tableau KWHLAQ , version étendue du tableau KWL, pour inciter les élèves à réfléchir de façon critique à leurs progrès et à leurs objectifs en matière d’apprentissage. Ceux-ci devraient remplir ce tableau après certaines des activités décrites ci-dessous pour évaluer ce qu’ils ont appris et déterminer les étapes suivantes.

Exemple d’un tableau KWHLAQ

Source : Flickr. Utilisé avec la permission de Silvia Rosenthal Tolisano (@Langwitches), permis Creative Commons, CC-BY-NC-SA-2.0

C’est important d’encourager les élèves à faire le point sur leur apprentissage en réfléchissant aux impacts du changement climatique selon diverses perspectives. En fin de compte, nous voulons examiner les façons d’intégrer divers points de vue au moment d’envisager des solutions au problème. 

Remarque : Pour intégrer authentiquement les perspectives autochtones traditionnelles, des activités telles que des cercles de la parole devraient faire partie de vos pratiques d’apprentissage et vous devriez explorer l’origine et l’importance de cette pratique pour les peuples autochtones. Vous devriez aussi vous familiariser avec les protocoles ou les courtoisies, comme éviter les hiérarchies, utiliser des bâtons de parole, parler à tour de rôle, éviter les ripostes et respecter l’orateur. Vous pourriez aussi présenter des roues de médecine.

Sila Alangotok – Observations inuits sur le changement climatique (en anglais)

Tiré de The Deepening Knowledge Project au Ontario Institute for Studies in Education. 

Cette vidéo se penche sur les répercussions du changement climatique à Banks Island, examinées de l’angle d’une perspective Inuvialuit. Les habitations des résidents de Sachs Harbour ont subi des changements importants et ceux-ci ont dû modifier leur mode de vie. Par exemple, des espèces étrangères d’oiseaux, d’insectes et de poissons ont envahi leur territoire, la glace est dangereusement mince et le pergélisol fond, ce qui a pour effet de déplacer les assises de cette communauté, entre autres changements.

Le Guide des enseignants de la vidéo Sila Alangotok—Observations inuits sur le changement climatique renferme une vaste compilation d’activités conçues pour prolonger l’apprentissage, poser des questions critiques et aider les élèves à faire des liens après avoir regardé la vidéo. Le guide renferme neuf activités distinctes, dont chacune peut être réalisée individuellement. Pour le besoin des présentes, nous mettons en lumière deux excellentes activités. Vous pouvez accéder à une version téléchargée du guide dans les Outils pédagogiques. 

Remarque : Si les élèves gravitent vers un autre récit ou une autre vidéo, que ce soit dans les provocations ou autres, le cadre des activités suivantes pourrait être adapté à ces autres ressources.

Activité 1: Napperon et débat 

Partie A. Napperon 

Cette activité a pour but d’encourager les élèves à faire des liens entre les idées et thèmes explorés dans la vidéo, guidés par cette question : « En fonction de vos connaissances sur les facteurs qui contribuent au climat, comment croyez-vous que le changement climatique touchera le nord du Canada? » Les élèves sont répartis en groupes pour remplir le napperon ensemble. Pour plus de renseignements sur cette stratégie, cliquez ici.

Partie B. Débat en U

Après avoir consolidé certains des renseignements de la vidéo sur un napperon, les élèves tiendront un débat en U pour explorer l’énoncé suivant : Les observations d’un membre de la communauté permettent de mieux comprendre le changement climatique. 

Les élèves sont invités à réfuter les arguments les uns des autres et à procéder à un débat un U au moyen du format qui leur convient le mieux : lettre, essai persuasif, vidéo, sketch, etc.

Activité 2 : Répercussions du changement climatique sur l’arctique (adaptée) 

Partie A. Comparer et contraster 

Il y a de nombreuses similarités entre les observations des aînés et les prévisions formulées par les scientifiques occidentaux. Les élèves feront appel à la stratégie de la pensée Comparaison et contraste pour approfondir leur compréhension de ces deux points de vue différents. Encouragez les élèves à utiliser un organisateur graphique ou un tableau pour structurer leur pensée. Cliquez ici pour plus de renseignements sur cette stratégie.

Partie B. Effectuer un  sondage 

Les élèves seront appelés à concevoir un sondage pour compiler les observations au sujet des répercussions du changement climatique dans leur communauté. Il y a lieu de prendre quelques moments pour décrire vos attentes quant à la longueur et au format du sondage, et aussi pour expliquer comment rédiger des questions efficaces, comme la différence entre les questions ouvertes et fermées. (Pour des trucs sur la façon d’aider les élèves à créer un sondage efficace, cliquez ici.)

Utilisez les sondages que les élèves auront créés pour obtenir les observations des membres des communautés autochtones sur les répercussions du changement climatique. Les élèves ont examiné les effets du changement climatique sur l’Arctique et les peuples inuits, mais ils n’ont pas étudié ceux qui se produisent plus près de chez eux. Tirez parti de vos relations actuelles avec les communautés locales ou prenez contact avec des membres de votre classe ou de votre école qui s’identifient à titre de métis, d’Inuit ou de Première nation.

Après avoir obtenu les résultats du sondage auprès de votre communauté locale, demandez aux élèves de les partager. Qu’ont-ils appris de nouveau?

Activité 3: Critique de chanson 

Souvent, les musiciens autochtones abordent des thèmes qui reflètent des aspects de leur culture et de leur spiritualité ainsi que les divers problèmes auxquels leurs communautés sont confrontées. Les thèmes portant sur le lien avec la nature, la perte de terres, les impacts de la colonisation, les femmes autochtones assassinées ou disparues et la dégradation de l’environnement sont courants. 

Les styles traditionnels sont populaires, mais beaucoup d’artistes offrent un mélange de divers styles qui marient le contemporain et les langues autochtones.  Samian est un artiste algonquin, poète, acteur et musicien hip-hop.   Pour cette activité, les étudiants vont écouter une chanson de Samian, intitulée « La terre a des maux » (accessible ici) et écrire une critique de la chanson.  Pour des conseils sur la rédaction d’une critique de chanson, consultez cette ressource.

Additionnellement, regardez l’entrevue avec Samian pour mieux comprendre sa philosophie.

Rechercher d’autres artistes autochtones (musiciens, artistes visuelles, poètes, etc.) qui abordent le changement climatique dans leur travail.

Activité 4: Les peuples Autochtones et le changement climatique 

Pour cette activité, les étudiants rechercheront, visionneront et critiqueront les articles des médias sur les peuples autochtones et le changement climatique. Commencez par regarder la vidéo d’introduction de Melissa Mollen Dupuis (« Parole autochtone 146 : Contrer les changements climatiques ».  Ensuite, engagez la classe dans une discussion sur les principaux points qu’elle soulève. Ensuite, par deux, demandez aux élèves de trouver des reportages médiatiques (presse écrite, radio ou film) qui abordent ce problème et de les critiquer en matière de message, de perspective (autochtone et/ou colon et appel à l’action le cas échéant).  Demandez aux élèves de trouver une photo représentant l’histoire, d’écrire une légende descriptive et de partager le tout avec les autres groupes.

Option 1: 

L’une des façons, pour les élèves, de consolider leur apprentissage consiste à retourner aux questions fournies au début de la présente section. Ces questions pourraient servir de point de départ à une petite discussion en groupe, à des réflexions par écrit ou à une discussion pour toute la classe et représenteraient une excellente façon d’aider les élèves à synthétiser certaines des connaissances et des compétences qu’ils ont acquises pendant la leçon. 

Il leur suffirait de rédiger des notes ou de faire un dessin décrivant les renseignements clés qu’ils ont appris pendant la leçon. 

Option 2: 

Faire rapidement le point sur les sentiments : 

Cette activité consiste à faire rapidement le point chez les élèves en leur demandant de réfléchir à leurs émotions et à leurs perspectives en ce qui a trait au climat et à l’environnement. Demandez aux élèves de former des groupes de deux. À tour de rôle, chaque membre du groupe parle pendant une minute. Voici certaines des questions-guides à fournir aux élèves : 

  • Comment te sens-tu au sujet du climat, de l’activisme, de l’environnement et de l’avenir? 
  • Comment ta pensée a-t-elle changé pendant le cours? 
  • Quelles réalisations t’ont-elles frappé pendant le cours? 
  • As-tu été surpris par certaines choses? Pourquoi?
  • Résumer l’apprentissage avec une  image infographique .
    • Demandez aux élèves, individuellement ou en groupes de deux, de créer une image infographique d’une page illustrant l’apprentissage le plus important de la leçon –cela peut provenir des données recueillies après le sondage ou d’autres connaissances acquises pendant l’unité. Pour plus de renseignements sur les images infographiques, cliquez ici 
  • Visite de galerie
    • Pour favoriser davantage l’engagement des élèves, l’image infographique pourrait être partagée avec le reste de la classe, notamment à l’aide d’une Visite de galerie, qui consiste à afficher toutes les images infographiques dans la classe et demander aux élèves de faire une tourner pour les visualiser et formuler des commentaires à leur sujet à l’aide sur un papillon amovible. Pour plus de renseignements sur les visites de galerie, cliquez ici

Remarque : Les élèves peuvent choisir un logiciel d’organisation, tel que Word, PowerPoint, Canva, Lucidchart, Coggle, Piktochart, Procreate, Mindmup, MindMeister, etc.

Permettre aux élèves de passer à l’action est un aspect essentiel du processus d’apprentissage sur le changement climatique, car cela les responsabilise et atténue leur éco-anxiété.  

Idées pour passer à l’action :

  • Après avoir fait des recherches, créez une vidéo pour informer votre communauté du leadership des peuples autochtones et des innovations en matière d’actions climatique et de durabilité.
  • Plantez un jardin d’aliments et de plantes autochtones.
    • L’histoire du saumon – W.D. Ferris – Richmond, BC (2013) 
      • Les élèves ont créé et présenté une pièce de théâtre appelée « L’histoire du saumon » pour mettre en lumière le lien entre Richmond, BC, le peuple de la Première nation Musqueam, leur territoire traditionnel de chasse et de pêche et la migration du saumon. Les élèves ont aussi cultivé des saumons Coho dans la salle de classe et les ont libérés à la Little Campbell River Fish Hatchery. Voyez leur projet ici 
    • Le nord du Canada – Une question d’équilibre – David Livingstone Elementary School – Vancouver BC (2016/2017) 
      • Les élèves voulaient ressentir un lien plus étroit avec la terre, tout en cherchant à des réponses à la question : « De quoi le développement durable dans le nord pourrait avoir l’air? ». Ils ont cherché à apprendre l’histoire de notre pays de divers points de vue différents et d’apprendre comment les communautés nordiques peuvent prospérer dans le monde d’aujourd’hui. Pendant une incroyable excursion pluridimensionnelle, ils se sont familiarisés avec la nature, l’industrie, la culture et les traditions au Yukon. Voyez leur projet ici. 
    • Sommet Jeunesse des Premières nations unies – Sommet de l’école secondaire Riverview – Riverview, NB (2019)
      • Quinze communautés des Premières nations du Nouveau-Brunswick ont été invitées à participer à un Sommet Jeunesse à l’école secondaire Riverview. Chaque communauté ou école a choisi de 2 à 5 délégués, et chacun d’entre eux a choisi un comité auquel participer à leur arrivée, soit Éducation, Environnement, Justice sociale ou Santé et bien-être. Pour se préparer à participer à leur comité respectif, les délégués devaient étudier un sujet ou une préoccupation pertinente pour leur communauté. Voyez leur projet ici.
      • Après avoir fait des recherches, créez une vidéo pour informer votre communauté du leadership des peuples autochtones et des innovations en matière d’actions climatique et de durabilité.
  • Plantez un jardin d’aliments et de plantes autochtones.Marche pour l’eau : Suivi au défilé Strut for Shoal – Seven Oaks Met School – Winnipeg, MB (2019)
    • Permettre aux élèves de passer à l’action est un aspect essentiel du processus d’apprentissage sur le changement climatique, car cela les responsabilise et atténue leur éco-anxiété.  
  • Marche pour l’eau : Suivi au défilé Strut for Shoal – Seven Oaks Met School – Winnipeg, MB (2019)
    • Lorsque les élèves de niveaux supérieurs de l’école Seven Oaks Met School ont appris que la communauté de la Première nation de Shoal Lake 40 (la communauté d’où provient la majorité de l’eau potable de Winnipeg!) avait été visée par un avis d’ébullition depuis plus de 20 ans, ils ont été inspirés à passer à l’action. Mettant en valeur leur passion pour la mode et la musique, ils ont organisé une soirée-bénéfice au centre local des arts du spectacle. Ils ont aussi invité des conférenciers, de Winnipeg et de Shoal Lake, pour renseigner le public sur la crise de l’eau. Cet événement a permis de recueillir plus de 7 000 $ pour la Première nation de Shoal Lake 40 et de sensibiliser le public dans la région. Plus tard dans l’année, les élèves de Seven Oaks ont participé à la Marche pour l’eau, événement local qui a suscité la participation de plus de 1 000 personnes. Ils ont obtenu plus de 900 signatures pour leur pétition à l’appui d’une eau potable propre pour toutes les communautés autochtones du Canada. Grâce aux efforts d’intervention des élèves, la Première nation de Shoal Lake 40 obtiendra une usine de traitement de l’eau! Voyez leur projet ici.
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